Le myélome multiple

Le myélome est une maladie de la moelle osseuse. Il est dû à un dérèglement des cellules appelées plasmocytes et de leur environnement.

 

Avertissement : Les informations ci-dessus ne sont pas exhaustives. Nous vous les présentons simplement à titre consultatif. Votre médecin est seul apte à vous donner les conseils qui s'appliquent précisément à votre cas.

 

La moelle osseuse et les plasmocytes

 

Les plasmocytes normaux sont des cellules immunitaires fabriquées par la moelle et qui ont pour rôle la synthèse d'anticorps nécessaires à la défense de l'organisme.

Que se passe-t-il ?

 

Certaines anomalies des gènes et de l’ADN des plasmocytes, mais aussi de leur environnement, provoquent une prolifération de ces cellules. Ils augmentent alors en nombre et produisent un anticorps de façon exagérée. Cette prolifération incontrôlée explique l'apparition des signes cliniques rencontrés durant cette maladie.

Pourquoi la présence d'un excès d'anticorps est-il délétère ?

 

L'organisme se défend en produisant des anticorps multiples et différents entre eux.
Lors d’un myélome, il y a production d’un clone de Plasmocytes, c'est-à-dire que tous les plasmocytes se ressemblent et tous produisent le même anticorps appelé, dans le jargon médical, immunoglobuline monoclonale. Cette production exagérée de ce même anticorps provoque la diminution des autres anticorps. C'est comme si on avait une équipe de football qui ne serait constituée que d’attaquants : dans ce cas-là, impossible de gagner le match.

Fréquence

 

Le myélome est en constante augmentation du fait du vieillissement de la population mais aussi de certains facteurs environnementaux. Il atteint surtout les personnes âgées. Actuellement, il existe près de 3 500 nouveaux cas par an en France.

Les symptômes et complications les plus fréquents

 

  • des douleurs osseuses,
  • des tassements vertébraux,
  • une augmentation de la viscosité du sang due à la présence des anticorps en grande quantité,
  • une anémie, une diminution du nombre de plaquettes et parfois des globules blancs,
  • des complications rénales,
  • des complications infectieuses.
Le diagnostic

 

  • Le myélogramme est nécessaire pour détecter la présence des plasmocytes anormaux et en plus grand nombre dans la moelle osseuse.
  • Des radios des os montrent des lacunes dans la charpente osseuse.
  • Une électrophorèse des protéines du sang et des urines aide à quantifier les anticorps et à déterminer leur nature. L'immunoglobuline monoclonale est un anticorps de même nature et issu d'un même clone de cellules malades.
Les facteurs pronostiques

 

  • l'âge,
  • l’ampleur du pic monoclonal,
  • le taux de calcium,
  • la gravité de l’anémie (taux d’hémoglobine),
  • l'atteinte osseuse,
  • certains marqueurs tumoraux comme la B2microglobuline.

Ainsi, avec tous ces paramètres, on peut classer la maladie en trois stades. Ces stades aident les médecins à déterminer le traitement.

Stade I
Hémoglobine > 10 g/100ml.
Calcémie < 120 mg/l.
Absence de lésion osseuse.
Taux d'immunoglobuline monoclonale faible.

Stade II
Stade intermédiaire.

Stade III
Hémoglobine < 8 g/100ml.
Calcémie > 120 mg/l.
Lésions osseuses multiples.
Taux d'immunoglobuline monoclonale élevé.

Le traitement

 

Le choix du traitement dépend de l'âge du malade et du stade de la maladie. Les patients qui sont à un stade I ne sont pas traités. Il a été démontré qu'il n’y avait aucun bénéfice à recevoir de la chimiothérapie à un stade précoce de la maladie. Ceci pourrait sembler paradoxal comparé aux autres cancers qu'il faut traiter le plus tôt possible dès le que diagnostic est établi. Comme il n'existe pour l'instant aucun traitement définitif à cette maladie, il est conseillé de réserver les perfusions de chimiothérapie aux stades avancés. Cela permet de diminuer la toxicité du traitement.

  • Chez les jeunes :
    - au stade I, le traitement n’apporte aucun bénéfice.
    - aux stades avancés, une chimiothérapie est indiquée avec la possibilité de faire des autogreffes, et les études sur les allogreffes sont en cours.
  • Chez les plus âgés :
    - aux stades I, le traitement n’apporte aucun bénéfice.
    -- aux stades avancés, il est impossible de faire des chimiothérapies très lourdes ni des greffes. Il est aussi préférable de faire des chimiothérapies moins intensives.

 

Actuellement, il existe des avancées remarquables dans le traitement de la maladie et qui sont en cours d'essai. Par exemple, l'émergence du thalidomide et de certains médicaments dérivés. En comprenant de mieux en mieux le mécanisme de cette maladie, des chercheurs trouveront dans quelques années des médicaments ciblés et efficaces.
Pour l'instant, cette maladie qui était il y a quelques années rapidement mortelle est de mieux en mieux contrôlée, et les survies de plus en plus longues

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