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Il faut préciser aux donneurs que toutes les précautions sont mises en place pour les protéger et protéger les patients de tout risque de transmission de virus ou d’autres maladies. En cas de refus du médecin de l'établissement français du sang d'accepter un don il ne faut surtout pas considérer ceci comme un rejet personnel. Le médecin a peu de temps pour évaluer plusieurs donneurs par jour et pour prendre une décision. Il ne peut pas rentrer dans tous les détails de la vie personnelle de chacun pour faire son choix. Il se tient donc lors de l’entretien aux décisions des épidémiologistes et à la loi pour sélectionner les donneurs. Il est la dernière barrière de protection pour le malade receveur du don. Le but reste donc surtout la sécurité de la transfusion pour éviter au patient une infection en plus de la maladie qu'il a déjà. Grâce à toutes ces précautions la sécurité du don de sang et de plaquettes s'approche aujourd’hui de 100 %.

Les réponses aux questions suivantes n'engagent en rien la responsabilité de l'établissement français du sang. Elles sont données à titre indicatif par le médecin de l'association.
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1) Faut-il être à jeun pour donner ses plaquettes ?
Il faut au contraire avoir pris un repas léger en évitant les matières grasses et les boissons alcoolisées.

2) Le don de plaquettes fatigue-t-il ?
Le don de plaquettes ne fatigue pas parce que les autres éléments du sang sont restitués au donneur par la machine après avoir retiré les plaquettes.
Les plaquettes se régénèrent ensuite en quelques heures. Il n'y a pas non plus de risques d'hémorragie.

3) Peut-on donner ses plaquettes à une personne précise ?
Comme pour le don du sang et pour des raisons médicales et éthiques le don dirigé est interdit par la loi. Le donneur ne connaît pas le receveur et vice versa.

4) Pourquoi faut-il peser au minimum 50 kilos pour donner ses plaquettes ?
Il faut 400 ml pour qu'une poche contienne la dose thérapeutique nécessaire au patient. Mais il ne faut pas dépasser 8ml/kg donc un poids minimum de 50kg. Ce point aussi est précisé par la loi.

5) Je donne mon sang depuis longtemps, et on ne m'a jamais parlé du don de plaquettes, puis-je donner en même temps des plaquettes?

L'intervalle entre un don de sang et un don de plaquettes ou entre deux dons de plaquettes est de un mois.On peut donner son sang jusqu'à cinq fois par an.

6) Peut-on faire un don de plaquettes après avoir mis un piercing ou un tatouage ?
Une contre-indication temporaire de quatre mois est appliquée après un tatouage ou un piercing. Ceci correspond à la fenêtre sérologique. C’est le temps qu’il faut aux analyses de sang pour détecter un virus qui infecte une personne. En d'autres termes, si par malheur lors d’un piercing il y a infection, les tests ne peuvent pendant les premiers mois détecter un virus c'est à partir de quatre à six mois qu’ils deviennent efficaces.

7) Si je suis atteint d'une maladie chronique et sous traitement puis-je donner mes plaquettes ?
Seul votre médecin ou le médecin de l'établissement français du sang lors de l'entretien peut répondre à votre question. En général si vous êtes suivi pour une maladie chronique qui nécessite un traitement au long terme il est conseillé de ne pas donner ses plaquettes. Les patients qui sont atteints d'hypertension artérielle sévère sont dispensés de ce don.

8) Le don est-il douloureux ?
Le don n'est pas plus douloureux qu’une piqûre habituelle. Il n'est pas plus douloureux que lors de la pose d'un piercing.

9) Y a-t-il un risque pour le donneur ?
Il n'y a aucun risque pour le donneur puisqu’à aucun moment le sang des différents donneurs ne se mélange dans l'appareil séparateur. Ce sont des dispositifs jetables qui sont utilisés à chaque don.

10) À partir de quel âge peut-on donner ses plaquettes ?
Pour donner une première fois ses plaquettes il faut avoir entre 18 et 50 ans. Le don une fois commencé peut aller jusqu'à 65 ans.

11) Le don de sang ou de plaquettes est-il rémunéré ?
Depuis le 1er janvier 2000, un seul organisme public est habilité à prélever et préparer des produits sanguins. C'est l'EFS : Etablissement Français du Sang. Les dons sont totalement bénévoles contrairement aux États-Unis. Ceci a été mis en place pour sécuriser le don et éviter tout trafic.

12) Toute ma vie j'ai été donneuse de sang. Depuis quelques années on refuse mes dons de sang parce que j'ai été transfusée lors d'un accouchement en 1983. Mais je rappelle que depuis cette date j'ai effectué plusieurs dons et depuis 1999 on refuse que je donne. Puis-je donner mes plaquettes ? Sinon je trouve ça injuste.
Depuis 1998 et pour sécuriser le don toute personne ayant été transfusée même longtemps avant et même si elle n'a aucun virus ou maladies détectables ne peut plus donner son sang ni ses plaquettes. Vous êtes effectivement en excellente santé et vous ne risquez rien. Même si théoriquement votre don ne pourrait causer aucun tort à un malade la loi empêche les médecins de vous prélever du sang ou des plaquettes. Malheureusement (ou heureusement pour les malades) la loi s'applique à tout le monde sans prendre en compte les cas particuliers tels que le votre.

13) Pourquoi les homosexuels sont-ils systématiquement rejetés lorsqu'ils veulent donner leur sang ou leurs plaquettes n’est-ce pas discriminatoire de la part des médecins ?
Depuis quelques années la transfusion sanguine est sécurisée à presque 100 %. Ceci a été possible grâce aux mesures de sécurité qu'on applique depuis quelques années. Il est sûr que certains donneurs enthousiastes peuvent se sentir blessés lorsqu'on refuse leur don. Mais les homosexuels ne sont pas seuls dans ce cas. Les hétérosexuels ayant plusieurs partenaires ou un nouveau partenaire dans les six mois sont refusés. Il faut savoir que le médecin applique les règles fixées par les experts en épidémiologie et élimine les populations à risque. Un médecin ne peut pas en quelques minutes lors d'un entretien entrer dans tous les détails de la vie de chacun pour vérifier si on est fidèle ou si tout le monde se protège lors des rapports sexuels. Il faut savoir aussi que le préservatif ne protège pas à 100 % puisqu'on a vu des grossesses se produire même après le port d'un préservatif. Imaginez la responsabilité d'un médecin qui doit décider en quelques minutes de la fiabilité d’un donneur et à sa responsabilité vis-à-vis du patient qui attend ce don et qui met toute sa confiance dans ce médecin. Il faut sécuriser le don et éviter aux malades de contracter une autre maladie en plus de celle qu'il a déjà.

14) Toute information figurant dans ce texte ne peut être qu'informative et sans valeur médicale.